samedi, juin 10, 2006

Dans la chambre à baiser de Bilitis

De la chambre, j'entendais le son de la chute des eaux, et, en fermant les yeux, j'imaginais le parcours premier et dernier d'un filet d'eau, depuis son jaillissement depuis le paumeau de la douche, jusqu'à son premier contact avec l'épiderme de Domi, de l'épaule nue que j'aime contempler, et, bien sur, provoquer par mon souffle, la promenade de ce filet d'eau qui continue ainsi de glisser sur chaque point de la peau de Domi, ce vêtement dont la Nature l'a revêtu, j'imaginais le parcours intelligent d'une goutte d'eau qui, glissant sur le corps de l'aîmée, jouirait, comme moi lorsque je passe mes doigts sur mes lèvres, lorsque je pense à Domi, jouisseuse, jouissive, jouissante, ré – jouie.

De la chambre, j'entendais le son de la chute des eaux, et je gouttais les secondes égrénées, pendant ce temps, je lisais, «Le diable au corps», de Raymond. De la chambre, j'entendais, je croyais entendre, la propre respiration de Domi, mêlée à ce vacarme des eaux, offertes par le comfort moderne, je visualisais sa bouche, inspiration, expiration, mais tu ne meurs pas, pas aujourd'hui, pas encore...

De la chambre, j'entendais, en fait, ce silence, parce que Domi se taisait, certaine que je pensais à elle, à son retour dans la chambre, auquel je me préparais – vite, je me recoiffe, je remonte ma jupe, je me pince les seins, non pas pour y croire, parce que j'y crois, je sais, je sais que, tout à l'heure, je guiderai ses sensations depuis ma bouche, comme une flûtiste qui souffle dans... Soudain, les eaux cessent leur dégringolade. Le silence, maintenant, découvre les corps conjoints. La porte bouge, la poignée remonte, la porte s'ouvre. La vapeur des eaux entre dans la chambre.

Domi est recouverte par deux serviettes de bain, blanches, et ses cheveux blonds sont éclatants. Elle me regarde, droit dans les yeux – salope. C'est comme si elle regardait ce là où je suis femme, avec elle. Salope. Je lui souris, doucement; je détaille les traits de son visage, ses sourcils, fins et longs, ses yeux moqueurs, cette Joconderie qui se profile à la commissure des lèvres, les petites pommettes qui dissimulent avec peine le sourire qui naît, de la certitude, de la certitude qu'elle a, de l'amour, salope, comment sais-tu et oses-tu être certaine ? Tu me... ravis. Finalement, au moment où tu retires la serviette qui couvre ton corps, je retourne à ma lecture, parce qu'il est préférable que je t'énerve.

Entre toi et Radiguet ? Ben voyons, je préfère Raymond,... , tu ne me crois pas, ah, pourquoi, qu'est-ce qui te fait croire que tu ne dois pas me croire, explique-moi, ah, Raymond est mort, c'est un homme, je n'aime pas les hommes, et encore moins les hommes morts, oui, mais oui, cela se tient ton analyse, chérie, mais là, vois-tu, à l'instant, j'ai comme le goût de me contredire moi-même, donc, tu vois, je voudrais que tu me laisses lire Raymond, enfin, quoi, je peux passer ma vie à faire autre chose qu'à t'aimer, non, bien sur, je n'ai rien dis, je laisse fuser mes pensées, dans le sourire, je ne dis pas un mot, mais, de mes yeux, je te donne un ordre, sans un mot, je te guide, tu retires la serviette qui couvrait tes cheveux, oui, c'est bien, et tu t'allonges sur le lit, tu me tournes le dos, tu es nue, tu es allongée sur le lit, et tu sais, je veux que tu écartes, doucement, tes jambes, et puis, que tu les refermes, histoire de, et tu commences ainsi, à donner du mouvement au soufflet, tiens, tes jambes sont bien écartées, j'aperçois ta forêt vierge..., tiens, je vois que tu passes l'un de tes doigts, et puis, hop, tu le retires, salope, ... L'après-midi s'est terminé comme cela : je n'ai pas bougé, je ne suis pas venue sur le lit avec toi, j'ai lu, tu as lu, j'ai lu le grand livre de ta nudité, je détaille les chapitres qui m'ont faite chavirer, les pieds, tes mollets, l'intérieur de tes cuisses, dieu, et puis, il y a ces courbes de tes fesses, et va savoir, pourquoi, je suis, comme d'autres, plongée dans une dévotion religieuse pour ton cul, domi, là, seuil de la naissance de ton dos, mon territoire de jeu, ce plat pays qui me cache les deux merveilles sanctifiées par la religion, tes seins ma chérie..., et puis cette autre cascade, ton cul, tes cheveux, tu te redoubles, et tu t'élèves... moi, qui aime tant être à tes pieds, par terre, et te regarder de cette «bassesse», ... Cet après-midi, je n'ai pas bougé, je ne bougerai pas, mais qu'est-ce que j'ai mouillé pour toi, domi, sans rien faire, sans bouger mes doigts, fontaine parmi les fontaines de notre Univers a-queue, domi, extase de te voir sans mot dire, extase depuis que je t'ai vu la première fois, extase à chaque fois que tu es présente, chaque fois que tu oses te présenter à moi, salope... Posted by Picasa

lundi, juin 05, 2006

Oui ? tu défailles ? un souci... ?

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Parole des gestes

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Ah oui ! tu veux que je m'arrête parce que ta soeur va rentrer ... Et alors ?

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Viens voir la Grande Motte !

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Corps voracité en droit de cité ?

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Ex exercice de style - néo...

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Tes mains sur mes hanches - et plus bas...

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D'un regard, nous naissons

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You art

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Je donne ma langue à la ... parce que toi, tu sais...

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La main au..., tu as gagné le point !

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Conciliez-vous avec moi, sur moi, en moi, ...

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Focus

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Scène occupation

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Trop drôle que ce soit trop bon...

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